Circulation en forêt wallonne – Réglementation

Circulation en forêt wallonne – Réglementation

Circulation en forêt wallonne – Réglementation

La forêt ardennaise est accueillante. Son accès est largement ouvert au promeneur, pourtant, si on trouve rarement des clôtures ou des barrières sur notre chemin, ces espaces forestiers sont bel et bien la propriété de quelqu’un : la Région, une commune, un agriculteur, un groupe d’investisseurs ou elle fait partie de l’héritage familial d’une longue lignée de propriétaires terriens. Tant en Belgique qu’en Ardennes françaises, le domaine forestier se répartit approximativement pour moitié au domaine public (Etat, communes) et pour moitié aux propriétaires privés.

 

Forêt privée ou forêt publique

Lorsqu’on circule en forêt, il est souvent impossible de savoir si on se trouve dans une forêt privée ou dans une forêt publique.

Au demeurant, pour le passant, cette nuance ne présente aucune importance, le même principe s’applique à chaque propriété privée ou publique. Sachant que la loi donne à chacun le droit d’autoriser ou d’interdire l’accès à sa propriété, c’est le caractère apparent de l’accessibilité qui détermine si la voirie est ouverte ou non au public. Si aucun signal d’interdiction ou barrière ne ferme le passage et que des traces de fréquentation sont présentes, on considère que la voie est accessible au public.

C’est simple, et en peu flou en même temps.

Il faut surtout retenir que, même dans les espaces dont l’Etat (ou la Région) est propriétaire, l’accès peut-être strictement interdit, c’est le cas de certaines zones de la réserve naturelle des Hautes-Fagnes. Ces zones de haute protection sont évidemment dûment signalées sur le terrain et renseignées sur les cartes touristiques.

 

Ce panneau d’information signale qu’on pénètre dans une forêt domaniale (dont l’Etat ou la Région Wallonne est propriétaire). C’est toujours bon à savoir, mais pas indispensable.

 

 

Qui peut aller où ?

On distingue plusieurs types de voyageurs : les piétons, les cyclistes, les véhicules à moteur, les cavaliers, les skieurs…

Et on distingue trois catégories de voiries forestières : la route, le chemin et le sentier

LA  ROUTE

Il s’agit d’une “voie publique dont l’assiette est aménagée pour la circulation des véhicules en général”. Les routes se caractérisent par leur largeur (au minimum celle d’un véhicule) mais également par leur revêtement. Les routes sont ainsi généralement pavées, goudronnées, bétonnées ou asphaltées. Les routes sont accessibles à tous, y compris les véhicules à moteur – Sauf si une signalisation spécifique limite l’accès.

LE  CHEMIN

C’est une “voie publique plus large qu’un sentier et qui n’est pas aménagée pour la circulation des véhicules en général”. Sa largeur est suffisante pour laisser passer un véhicule mais il n’est pas aménagé dans ce but. Les chemins sont généralement en terre ou empierrés. Les cyclistes, skieurs, cavaliers et les piétons se partagent les chemins en forêt.

LE  SENTIER

Il s’agit d’une “voie publique étroite dont la largeur n’excède pas celle nécessaire à la circulation des piétons”. La taille du sentier ne permet pas le passage de deux piétons de front. Seuls les piétons peuvent circuler en forêt sur les sentiers. Les autres utilisateurs ne sont pas autorisés à les emprunter sauf si un balisage le précise.


On l’aura compris, d’une manière générale, les véhicules à moteur (motos, quad, 4×4 etc…) sont proscrits dans l’espace forestier. Seules les routes publiques qui traversent les forêts leur sont ouvertes, et encore, à condition qu’aucune signalisation ne limite cet accès.

Les moyens de locomotion lente (chevaux, vélos,…) sont acceptés sur les chemins, et sur les routes évidemment.

Enfin, les piétons peuvent se déplacer partout. Mais, la forêt constitue un écosystème fragile, peuplé de nombreux animaux sauvages et parfois d’une flore rare. La forêt reste un milieu à protéger. Donc, même à pied, Il est interdit de quitter sentiers, chemins et routes ouverts à la circulation. Pas question de traverser les bois en tous sens pour y laisser nos odeurs, piétiner les jeunes plantes ou surprendre l’un ou l’autre animal.

Par ailleurs, une trouée dans un peuplement forestier ne doit pas nécessairement être interprétée comme un chemin accessible. Il peut s’agir d’un coupe-feu, d’une voie de débardage ou d’un sentier dégagé par un chasseur pour accéder à un poste de chasse. Ce n’est donc pas un chemin à suivre par le promeneur.

 

Une route en forêt domaniale. Ici, le panneau est clair et net, même s’il s’agit d’une route asphaltée, la circulation des véhicules à moteur y est interdite.

 

A droite un chemin, il est large et empierré, il permet le passage des cyclistes et des cavaliers. A gauche, un sentier, seuls les piétons peuvent s’y aventurer. Il faut reconnaitre que la différence entre chemin et sentier n’est pas toujours évidente et que cette confusion possible crée parfois des malentendus entre cyclistes et responsables forestiers.

 

Les chemins balisés

Le meilleur moyen de rester sur la bonne voie étant de suivre les itinéraires balisés proposés par de nombreuses organisations touristiques.

Tous les chemins balisés permanents sont signalés au moyen de signes conventionnels appelés les signes vosgiens.

Les formes appliquées sur des petites plaquettes signalent à quel type d’utilisateur le circuit s’adresse, piéton, cavalier etc.. Ces itinéraires ne sont bien-sûr pas obligatoires, ils ne constituent que des indications sur le parcours proposé par l’organisateur du balisage (les Maisons du tourisme, syndicats d’initiative etc…). On peut faire confiance à ces structures locales qui connaissent les ressources de leur territoire et les itinéraires les plus adaptés à la découverte de  l’endroit.

Le balisage n’a donc pas pour effet de limiter la circulation, de plus, il permet parfois de déroger à la règle générale. Par exemple un sentier peut être balisé pour des VTT ; l’organisateur du tracé a dans ce cas obtenu une dérogation pour permettre l’accès au sentier à des cyclistes normalement cantonnés sur des chemins.

Les itinéraires internationaux peuvent utiliser des balises spécifiques : les plus connus sont les GR – Sentiers de Grande Randonnée – (bandes blanche et rouge superposées). Les itinéraires GR sont des itinéraires balisés pour piétons. Les cavaliers, cyclistes et skieurs ne peuvent les emprunter en forêt que sur les tronçons empruntant les chemins. Ils ne peuvent suivre le GR sur les sentiers.

 

 

Itinéraire à suivre, ne vous inquiétez pas pour les clous. Ce sont des clous en aluminium, sans danger pour l’arbre ni pour la scie du bûcheron.

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Les fermetures temporaires

Les services forestiers peuvent fermer temporairement des voiries vicinales si la circulation présente un danger pour les personnes ou pour la forêt elle-même.
Les plus fréquentes et les plus connues de ces interdictions sont les périodes de chasse.

D’autres fermetures liées aux risques d‘incendies se généralisent par le fait des sécheresses à répétition. La région des Fagnes est particulièrement concernée, un drapeau rouge hissé en bordure des chemins signifie que l’accès est interdit durant cette période, soyez attentif.

Ces fermetures sont motivées et limitées aux périodes strictement nécessaires à la protection des raisons évoquées ci-dessus.

Ces interdictions sont annoncées et signalées au moyen par affichage. Les commune diffusent également les dates de battues sur leur territoire, les syndicats d’initiative et les Maisons du tourisme son également en mesure de signaler ces dates.

 

Les chiens en forêt

Les chiens en forêt font fuir le gibier, ils dérangent les mises bas ainsi que les couvaisons. Ils peuvent aussi incommoder les autres promeneurs et spécialement les jeunes enfants. C’est pourquoi il est obligatoire que les chiens soient tenus en laisse.

 

Le bivouac en forêt

Les feux et le bivouac sauvage sont également interdits. Certains itinéraires organisés proposent des aires de bivouac, vous les retrouverez sur  l’excellent site de Trekking et Voyage :
https://www.trekkingetvoyage.com/bivouac-en-belgique-ou-camper-librement/

 

La cueillette en forêt 

Pour pouvoir récolter quoi que ce soit en forêt, il convient d’avoir l’accord du propriétaire. Pour les forêts domaniales (propriétés de la Région wallonne), la Région wallonne a donné son accord pour la récolte de champignons ou de myrtilles dans les bois dont elle est propriétaire, aux conditions suivantes :

  • La récolte n’est autorisée qu’entre le lever et le coucher du soleil
  • La quantité maximum autorisée est de 10 litres par personne.
  • L’autorisation est suspendue en période de chasse les jours durant lesquels la chasse a effectivement lieu, et pour autant que cela soit clairement annoncé par voie d’affichage.
  • L’autorisation n’implique en aucun cas l’autorisation d’utiliser un véhicule à moteur sur les chemins forestiers.

Pour les forêts appartenant à d’autres propriétaires, aussi bien publics (par ex. les forêts communales) que privés, l’autorisation du propriétaire est requise. Avant de procéder à la cueillette, il est d’abord nécessaire de connaître le propriétaire de la forêt et d’avoir son accord. Les administrations communales pourront vous renseigner à ce sujet.

 

Important : dans les réserves naturelles, tout prélèvement est interdit.

Sinon,
crac dedans!

D’après la brochure “Circulation en forêt” de la Région Wallonne.
Photo du titre : Danielle Gevaerts / GEIE Destination Ardenne

Les fermetures abusives

Un propriétaire (que ce soit un particulier, la commune ou la Région) a toujours le droit de fermer une voirie dont l’assiette lui appartient. L’interdiction doit être marquée clairement soit par un panneau, soit par une barrière, soit aussi par une perche placée en travers de la voie.

Même les grands domaines forestiers privés sont traversés par des voiries publiques, consacrées par l’usage, et reprises dans le très officiel « Atlas des voieries vicinales » qui date de 1841. Sauf pour des fermetures temporaires décrites plus haut, ces chemins ne peuvent pas être condamnés par le propriétaire des parcelles riveraines. Seule une décision du Conseil communal local peut décider de déclasser ces voiries, c’est extrêmement rare et la décision doit être dûment argumentée. Les fermetures illégales sont cependant assez fréquentes, plus souvent sur les chemins agricoles que sur les voieries forestières. La bonne foi celui qui ferme un chemin n’est pas nécessairement mise en cause ; un grand nombre de passages n’étant plus utilisés depuis longtemps, les traces de fréquentation ayant disparu, un nouveau propriétaire peut ignorer qu’un passage public traverse sont bien. A fortiori si le vendeur a omis de le signaler…

L’asbl « Chemins de wallonie » veille à la défense des chemins et des sentiers publics:

https://chemins.be


 

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Entre Ourthe et Wathermal – Les randos de Melo

Entre Ourthe et Wathermal – Les randos de Melo

Entre Ourthe et Wathermal – Les randos de Melo

8,37 km.

 

01h.46

 

110m.

 

110m.

 

Le petit village d’Ourthe est situé à la source de la rivière dont il porte le nom.
C’est d’ailleurs de là que démarre l’Ourthe orientale, créé par 4 petits cours d’eau dévalant des collines avoisinantes.
Deux des petits cours d’eau proviennent de Deiffelt, le 3ème a sa source dans les fanges au nord du village, et le quatrième provient des collines de Wathermal, formant au passage quelques petits étangs au charme certain.

La rivière l’Ourthe, très capricieuse, peut parfois en période sèche se réduire à un mince filet d’eau, tandis qu’en période pluvieuse et froide, se transformer parfois en écoulement intense, dépassant occasionnellement son débit habituel de plus de 100.
Ce magnifique petit coin incite à la promenade et à l’observation pour qui aime la nature.

C’est donc en son coeur que débute ma balade.

Longeant de jolies maisons aux murs épais ainsi que leurs petits murets atypiques, je me dirige vers la campagne de Wathermal.
On peut y observer également quelques anciennes bâtisses ardennaises typiques de la région.

Pour moitié forestière, et moitié champs, cette superbe région m’offre tout ce que j’affectionne particulièrement. A commencer par un silence apaisant comme je l’aime.
Mais aussi des vues où mon regard peut se porter au loin.

Levant les yeux, j’ai le bonheur d’observer dans le ciel un ballet majestueux de buses variables dont le cri chantant est unique.
Les hautes herbes ne sont pas en reste, m’offrant la présence de superbes papillons que j’ai le bonheur de filmer à mon aise (voir ma vidéo)
La douce brise fait défiler les nuages, complétant ce magnifique tableau vivant.

 

Chemin de Ourthe vers Wathermal

 

Arrivée à Wathermal

Les jolies bâtisses de ce village sont pour moi un véritable coup de foudre.
Juste MAGNIFIQUE ♥ un charme à l’ancienne comme j’aime.
Le site de la chapelle et de l’étang est juste remarquable et époustouflant de beauté.
Située sur un éperon rocheux, la chapelle blanche est entourée d’un petit cimetière et d’un mur de schiste.
Face à l’étang, l’endroit est idéal pour une halte, afin de manger.
En effet, de l’autre côté de la route, au pied de la chapelle, se trouve un barbecue public.
Confortable et convivial pour un moment entre amis, que j’ai d’ailleurs eu l’occasion de tester lors d’une soirée avec une trentaine de personnes, je peux vous confirmer que l’emplacement est vraiment au top. L’important est de respecter la quiétude des villageois ne l’oubliez pas.
Connu aussi pour sa fête de la truite, Wathermal est déjà cité au IXème siècle en tant que villa royale.

Laissant à regret ce beau village derrière moi après une longue pause ressourçante, je repars vers la campagne, entamant la deuxième partie de mon circuit.
Toujours aussi beau, le tracé que j’ai préparé continue à m’en mettre plein la vue et c’est peu de le dire.
Entre superbes campagnes vallonnées, une magnifique petite chapelle blanche isolée, encore et toujours des buses variables au dessus de moi dans le ciel, je suis heureuse d’être dans ce si beau coin de notre belle wallonie.

Les derniers kilomètres du parcours sont aussi sublimes que les premiers, peut être même plus grâce à l’heure dorée qui sublime le paysage à perte de vue.
Mais toute bonne chose a une fin n’est ce pas 🙂

Ce que je ne sais pas encore à ce moment-là, c’est que cette superbe balade sera la dernière avant un moment car malheureusement pour moi, 4 jours après, je serai victime comme tant d’autres des inondations terribles que la province de liège a subi.

En conclusion, une belle balade à faire en famille sans difficultés.
De bonnes chaussures de marche, de quoi manger et boire pour vous poser dans le beau village de Wathermal et une laisse si vous avez un chien. Et puis go !


Bonne balade.
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Gouvy et environs



Découvrir le village de Wathermal

Wathermal, aux marches de la Belgique

Aux confins de Gouvy, Wathermal poursuit une veille plusieurs fois séculaire sur la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Meuse et du Rhin.

Découvrir cette incroyable aventure sur l’Ourthe

Le canal de Bernistap et le tunnel de Buret

L’idée de relier la Meuse au Rhin n’était pas tout à fait neuve lorsque Guillaume d’Orange Nassau se lança dans un des plus grands chantiers de son époque.

En savoir plus sur la buse variable

Variations autour de la buse variable

La buse est au sol, pestant de s’être posée trop tard. Le campagnol a senti le danger venir du ciel et s’est engouffré dans sa galerie.  Le rapace reprendra lourdement son vol et ira se poser sur le piquet de clôture le plus proche.

La vidéo

Voir la rando et les toutes photos sur Komoot >> téléchargez le tracé GPS

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Voyage autour de la Helle à la Baraque Michel – Album de Jacques Chouffart

Voyage autour de la Helle à la Baraque Michel – Album de Jacques Chouffart

Voyage autour de la Helle à la Baraque Michel – Album de Jacques Chouffart

La Helle est une petite rivière de Belgique et un affluent en rive gauche de la Vesdre, donc un sous-affluent de la Meuse par l’Ourthe. L’une des rivières les plus sauvages de Belgique, la Helle (Hill en allemand), au départ de l’ancienne maison forestière de Ternell, et les Hautes-Fagnes où elle prend sa source.

Ses deux sources nommées sont la Verdte Fontaine (la source réelle) et la Fontaine Perigny (issue d’un drain artificiel), à proximité du site de fouilles de la Via Mansuerisca. Son confluent avec la Vesdre se trouve quelque 20 kilomètres plus loin vers le Nord, à Eupen. Fait relativement rare en Belgique pour une rivière d’une telle longueur, son cours ne croise aucune route si ce n’est une route locale à proximité de son embouchure avec la Vesdre. Ses principaux affluents sont le Spoorbach et la Soor. La vallée est empruntée par le sentier de grande randonnée GR 573.

Après environ 5 kilomètres de parcours parmi les tourbières hautes du plateau des Fagnes, en rive droite la Fagne des Wez puis la Fagne wallonne, et en rive gauche la Grande Fagne puis la Fagne des Deux-Séries, la vallée se creuse progressivement. Elle quitte le plateau au lieu-dit Rakesprée, au niveau d’un pont et à la limite de la Fagne wallonne, où s’est tenu pendant plus d’un millénaire une foire aux bestiaux annuelle à la date de la Saint-Michel (29 septembre)2. La rivière coule ensuite parmi les tourbières basses du Petit et du Grand Bongard, matinées de chênaies et de boulaies.

Le confluent avec le Spoorbach se trouve à environ 10 kilomètres des sources de la Helle, au lieu-dit Herzogenhügel. Le lieu est remarquable !

 

            Album

    Clic sur l’image pour démarrer l’album en plein écran

Autour de la Helle au départ de la Baraque Michel

Eupen


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La promenade de la Croix des fiancés à la Baraque Michel

La promenade de la Croix des fiancés à la Baraque Michel

La promenade de la Croix des fiancés à la Baraque Michel

Certainement la balade en Hautes-Fagnes la plus pratiquée. Elle fait la boucle à partir de la célèbre Baraque Michel et la chapelle Fischbach, puis, passe par ce qui est sans aucun doute la croix la plus célèbre des Hautes-Fagnes, “la croix des fiancés”.

Cette balade commentée et photographiée s’est déroulée en août 2020. Il est possible que le paysage ait subi quelques modifications lorsque vous réaliserez vous-même la rando.
En forêt, les mises à blanc modifient sensiblement le paysage, les jeunes plantations sont devenues de belles forêts, un mirador a été construit ou démonté,…
A moins que vous ne fassiez la rando dans quelques millions d’années, le relief devrait en revanche rester identique.

Allons-y, bonne balade !

 

Le tracé est aisé, sans dénivelé important. Attention cependant, si nous avons réalisé le parcours pendant une période particulièrement sèche, il pourrait être plus difficile d’emmener une poussette par temps humide. Rappelons par ailleurs qu’il est toujours possible que les trajets en fagnes soient interdits en cas  de sécheresse prolongée,… ce qui semble devenir une habitude. Notons également que les inscriptions « zone b » sur les cartes locales signalent que nous sommes en réserve naturelle dont l’accès est permis sous certaines conditions : rester sur les chemins balisés, chiens en laisse, ne pas fumer, à fortiori lorsqu’il fait sec.

 

Clic sur les images pour agrandir.

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Les balises rouges

Au départ de la chapelle Fischbach, le sentier s’enfonce directement dans la fagne et sa flore caractéristique. D’anciennes bornes de pierre nous rapellent que nous longeons ce qui fut la frontière entre la Belgique et la Prusse avant la première guerre mondiale. Les bornes sont gravées d’un B côté belge et d’un P côté prussien. La plupart portent également un numéro.
D’emblée, les premières tourbières nous mettent en garde contre les dangers de la Fagne. S’enliser dans une tourbière peut être mortel.

Un majestueux “sorbier des oiseleurs” nous ouvre la voie. C’est décidément une année de belle fructification. Les merles et les grives friands de ces baies rouges seront à la fête toute l’année.

Après un premier tronçon facile à travers les étendues de la Fagne, nous voici face à la Croix des fiancés, à côté d’une borne frontière.

C’est ici qu’en hiver 1871 on retrouva le corps sans vie de Marie Solheid, la jeune fagnarde de 24 ans. Elle et François Reiff son fiancé allaient bientôt se marier. Afin de remplir les formalités nécessaires, ils décidèrent de se rendre de Jalhay à Xhoffraix où Marie était née. Sans écouter les conseils avisés, ils voulurent traverser la Fagne. La tempête de neige les surprit, ils se perdirent. Marie mourut à cet endroit, François parti à la recherche de secours périt à son tour à quelques encablures de sa fiancée.

Depuis son installation quelques temps après le drame, la pauvre croix de bois est régulièrement entretenue par des bénévoles et remplacée lorsque nécessaire. La croix actuelle date de 2019.

Face à elle, une stèle due aux « Amis de la Fagne » est dédiée à Henri Angenot qui fut un des premiers à éditer un guide de la Fagne en collaboration avec Albert Bonjean en 1912. Albet Bonjean, le « chantre de la Fagne »  a quant à lui son monument dédié de l’autre côté de la grand-route, en face du restaurant de la Baraque michel.

Quelques dizaines de mètres plus loin, nous obliquons à gauche et nous quittons la Vecquée, cette ancienne voie gauloise puis romaine. Elle était restée une route très fréquentée jusqu’au moyen-âge.

Un petit panneau indique que nous quittons la réserve naturelle pour entrer en forêt. Le petit logo PEFC signale que cette forêt est gérée durablement  selon le cahier des charges PEFC.

On s’en aperçoit immédiatement, le décor passe abruptement de la lande à la forêt. C’est sur ce petit tronçon que la circulation serait plus difficile par temps humide. Ca et là, des caillebotis sont d’ailleurs installés pour garder les pieds au sec. Nous retrouvons la compagnie des épicéas qui contribuent très largement à assécher les Fagnes.

Ce sentier rejoint une route asphaltée. Rassurez-vous, il n’y a pas de circulation, c’est une route réservée à l’exploitation forestière.
Nous d’abord longeons un petit bois de bouleaux (une boulaie) et ensuite une plantation d’épicéas derrière une haute clôture. On suppose que la clôture protège les jeunes épicéas du grand gibier friand des bourgeons et jeunes pousses. On comprend aisément que si le gibier décore les jeunes plants, la perte économique est sérieuse. Les fleurs mauves sont des épilobes, très fréquentes en Ardenne, et très décoratives en cette saison.

Après ce court passage sur la route, en suivant toujours les balises rouges, nous revoici sur un sentier qui nous ramène vers la chapelle Fischbach. Quelques hêtres torturés par le vent et les frimas témoignent à quel point  le climat fagnard est extrême.
Après 5,8 kilomètres, voici la chapelle. La boucle est bouclée.
Merci de nous avoir suivi.

Jalhay


Malmedy




Baelen


Theux




Rappel des liens :

La chapelle de Bon Secours, au hameau de Fischbach

C’est au chevalier Henri-Toussaint Fischbach que l’on doit l’érection de la chapelle qui porte son nom, à un jet de pierre de la Baraque Michel.

La Croix des fiancés

L'histoire tragique de Marie et François, les fiancés de la Fagne ...

L'épicéa

Ce sapin qui n'en est pas un!

Le sorbier des oiseleurs

De tous les arbres du genre « sorbus », le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) est certainement un des plus présent en Ardenne(s), et certainement le plus apte à se développer dans les landes et les forêts locales.

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Promenade autour de la Baraque de Fraiture

Promenade autour de la Baraque de Fraiture

Promenade autour de la Baraque de Fraiture

C’est une courte balade à partir du parking de la Baraque de Fraiture. Elle traverse le village de Fraiture et contourne la piste de ski bien connue, en mai cependant, si les établissements horéca du carrefour de la Baraque sont forts fréquentés, nous ne rencontrons pas un chat durant la promenade. C’est à proximité de cette sculpture crée par Aéro Design que nous avons laissé la voiture. L’oeuvre métallique représente un marcheur, un skieur et un cycliste. Histoire de rappeler que le site est propice aux joies du sport.

carte_promenade_vielsalm

La carte, toujours utile peut être obtenue à la Maison du Tourisme du Pays de Salm.

www.vielsalm-gouvy.be/

Tél.: 0032 (0) 80 21 50 52

Suivre ce fléchage:

Petite promenade digestive, ou apéritive avant un repas dans un des établissements horéca établis au carrefour de la Baraque de Fraiture. La balade renseignée sur la cartes du Syndicat d’initiative renseigne un peu moins de 5km. Nous l’avons faite un peu plus longue (7 à 8 km). Les antennes militaires et civile implantées sur la deuxième “montagne” de Belgique sont un bon repère visuel.

1-
Le premier tronçon nous emmène en descente douce vers le village de Fraiture, en contrebas du carrefour de “la Baraque”. Les poteaux en béton – qui portent les câbles de télédistribution à mon avis – seraient avantageusement remplacés par des poteaux en bois. D’ailleurs ils sont en fin de vie. Les genêts explosent de couleurs, tout est jaune en ce printemps.

2-

Un large paysage se découvre sous un ciel très bleu (aujourd’hui). Un ou l’autre petit nuage semblent également se balader. Un rangée d’épicéas torturés par le vent borde les pâtures à notre droite. Pour rompre avec le jaune des genêts, voici quelques touffes de Véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) sur le bord du chemin.

3-

Très vite, nous arrivons dans le village de Fraiture. Nous sommes accueillis par une petite aire de repos à l’ombre d’un vieux hêtre qui porte une statuette de la Vierge. Une grande croix de bois tient compagnie à la Vierge. Le ciel est toujours aussi bleu, aussi bleu que les menuiseries de la première maison du village, joliment entretenue par ailleurs.

4-

Nous descendons le village par la gauche de l’aire de repos, et faisons un petit crochet pour photographier le curieux clocher de l’église Saint Hilaire. A quelques pas de l’église, les habitants ont édifié un petit monument en forme de chapelle en 2015. Ceci en hommage au GI Albert Duffer qui fut abattu à cet endroit durant la Bataille des Ardennes en 1945.
Le village est extrêmement paisible en ce dimanche de printemps. Il est en retrait de toute route fréquentée, ne passent à Fraiture que les gens qui viennent à Fraiture. S’y trouve cependant un certain nombres de maisons de vacances, et il nous faut bien avouer avoir trouvé quelque goûts architecturaux un peu discutables. Les plus beaux bâtiments sont ceux auxquels on n’a pas encore touché,… ou pas trop.

5-

Nous quittons le village en suivant toujours le balisage jaune. Nous croisons la “trûtcthette” aménagée il y a bien longtemps afin que les fermiers remplissent leurs tonneaux d’eau pour abreuver les bêtes en pâture. La “trûtchette” est juste en face de la station d’épuration du village. On vous épargne la vue de cette installation technique, ce n’est pas très photogénique.

C’est 30 mètres plus loin que la promenade de 5 kilomètres monte vers la gauche suivant la balise placée sur un tronc d’épicéa. Nous prenons à droite pour prolonger un peu le plaisir.

6
Cette énorme citerne en tôle est récente par sa part. C’est une citerne à lisier qui ne dégage aucune odeur, rassurez-vous. Les agriculteurs sont obligés de s’équiper d’une capacité de stockage qui permet de ne pas épandre en hiver sur sol gelé ou couvert de neige.

Un peu plus loin, l’aubépine aussi est en fleurs. Dans l’enclos, traîne un seau abandonné qui sert sans-doute à attirer les vaches ou les veaux que le fermier veut isoler du troupeau.

Et à cette fourche, nous prenons de nouveau à droite.

7

Une grande prairie avec un troupeau de moutons, troupeau un peu hétéroclite. Un panneau indique que les moutons sont gardés par des chiens, je ne les ai pas vus. Le panneau explique que les chiens préservent les moutons des attaques de chiens errants ou … des loups. Nous avons manifestement affaire à un berger prévoyant qui anticipe le retour de ce célèbre prédateur en Ardenne.
En lisant ce panneau, j’ai l’attention attirée par un vrombissement important. Peut-être est-ce l’appareil de secours héliporté qui circule souvent dans la région. Surprise en levant les yeux, un gros avion vole assez bas et il n’est pas seul, il est accompagné de deux chasseurs d’escorte. J’y suis, nous sommes le 25 mai 2017, c’est Air Force One avec Trump à son bord qui quitte la Belgique après sa visite officielle à l’Otan. J’ai une pensée pour les pilotes d’escorte qui auraient la mission (au cas échéant) d’interposer leur appareil entre Air Force One et un missile ou une roquette. Pour Trump, vous vous rendez-compte, courageux les gars.

8-

Bref, revenons à nos moutons. Nous sommes derrière le village de Fraiture. Derrière nous, les antennes le l’ex base militaire de la Baraque de Fraiture sont un bon repère, c’est là que je dois arriver au final.

9

Après 700 ou 800 mètres, nous allons “sortir” de la carte, nous revenons donc donc sur nos pas, à cette fourche près des moutons et prenons cette fois la voie de gauche. Elle conduit, en montant légèrement, le long de la clôture des moutons pour arriver dans un large chemin forestier. C’est incroyable en Ardenne, alors qu’il fait si sec en ce printemps, on trouve encore des flaques d’eau.
Nous suivons ces flèches de toutes les couleurs, elles servent en hiver à orienter les skieurs de fond qui circulent au départ de la piste de ski. Nous empruntons un chemin enherbé qui nous ramènera à la piste de ski, complètement déserte en mai.

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Et là…

Il m’observe un peu,  je parie qu’il m’aurait imité s’il avait eu un appareil photo. Puis il disparaît, sans se montrer trop pressé.

Lire l’article sur le chevreuil

Le chevreuil

11

Tiens, revoici nos balises. En effet, un peu plus loin l’antenne militaire se détache des cimes. Elle est le long de la grand-route Baraque-Manhay, juste en face de l’entrée de la piste de ski. De là, 200 mètres le long de la route pour rejoindre ma voiture. Cette autre antenne, la plus visible, est plantée au beau milieu du site de la Baraque.  Ce n’est pas le monument le plus joli de l’endroit, nous sommes d’accord. Elle sert de relais à la RTBF  (la Télé francophone de Belgique). 

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Nous voilà rendus, le marcheur, le cycliste … et ma voiture m’attendent.

A bientôt.

Suivez et intégrez la carte de la balade dans votre portable.

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Vielsalm




Lierneux



Promenade autour du barrage de La Gileppe

Promenade autour du barrage de La Gileppe

Promenade autour du barrage de La Gileppe

Plusieurs promenades sont possibles au départ du site du barrage de La Gileppe. Le bâtiment d’accueil du site met d’ailleurs à disposition des vélos pour faire le tour du lac, qu’on peut évidemment faire à pied également. Le périmètre du  lac nous emmènerait dans une promenade de 15 kilomètres environ.

Fainéants, nous avons choisi une petite promenade digestive de 3,3 kilomètres dans la forêt de l’Hertogenwald occidental. Le tracé du sentier didactique est parsemé de panneaux explicatifs sur la faune, la flore et la géologie locale. Les panneaux sont en trois langues, français, néerlandais et allemand.
Attention cependant, si la promenade est courte, elle se dessine sur un terrain relativement accidenté, en forêt, sur des chemins qui n’accueillent pas facilement les poussettes ou voiturettes.

 

 

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promenade_la_gileppe_flechage

1-
Après avoir traversé la longueur du barrage, et salué le lion, nous descendons une route de asphaltée de service, et très vite un peu en retrait de la route vers la droite, un premier panneau et une première curiosité. Nous sommes dans une déclivité qui fut un des endroits qui servirent de carrière     lors de la construction du barrage, à peine à 200 mètres de celui-ci. Un plissement rocheux bien marqué dans les couches schisteuses expose un anticlinal, certes bien plus petit que celui de Durbuy, mais extrêmement net.
2-
Ca descend toujours, çà et là des panneaux. Le soleil du jour n’a pas séché les chemins, et encore moins les marches en bois de cet escalier. Puis nous entamons une longue remontée.
3-
La forêt autour de nous est assez mélangée, des épicéas en contrebas, des parcelles feuillues en contrehaut. Le chemin, à flanc de coteau, présente une ou l’autre surprise, cette espèce de cadre suspendu aux branches vise la tour du barrage qu’on peut distinguer entre les arbres.
4-
Puis, toujours en montant, c’est une belle parcelle de pins sylvestres que nous traversons. Le pin sylvestre fut très prisé autrefois comme bois de mine. Il résiste bien à la compression, et s’est avéré efficace pout étançonner les galeries des mines de charbon. Depuis la disparition de l’activité houillère, cette essence forestière n’est plus très prisée. Cette parcelle est sans-doute conservée par les services forestiers par souci de diversité. N’oublions pas que nous sommes sur un chantier didactique, après-tout.
5-
Nous arrivons au sommet, un arbre mort est conservé sur pied. Il y a quelques décennies, il aurait été abattu immédiatement et enlevé de la forêt, tant la crainte était grande d’en faire un repaire à insectes et champignons qui auraient pu contaminer les arbres en bonne santé. La science a désormais prouvé qu’il était bien plus utile de préserver la biodiversité plutôt que de la limiter. Il se trouve dans toutes les forêts, des arbres morts conservés volontairement afin d’en faire des refuges de biodiversité.

Ce sommet est le carrefour de différentes promenades, nous trouvons des balises jaunes, rouges et violettes, mais pas les losanges bleus que nous suivons.  Ce bac de réception de sauteur olympique nous remet sur la voie. Si vous voulez comparer votre détente à celle de la fouine, du renard ou du cerf, à votre guise.

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En fait d’arbre mort, en voici un beau spécimen, il a été déposé là après avoir été abattu par les  tempêtes de 2008. C’est un charme qui trônait dans un parc verviétois. Un petit panneau nous explique que la ville de Verviers a fait don de la dépouille aux gestionnaires du sentier didactique. Voilà un cadeau qui n’a pas dû coûter bien cher. Mais ne soyons pas sarcastique, puisque nous sommes devant un autre magnifique refuge pour la biodiversité.

Mon épouse qui m’accompagnait s’efforce d’ailleurs de dénicher les insectes. Rien  d’étonnant, elle a toujours cherché la petite bête… Bref, continuons…

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Après la pineraie et ses pins sylvestres, c’est une belle chênaie que nous traversons maintenant.
8-
La descente s’accentue et brusquement un « point de vue » aménagé nous fait découvrir le barrage sous un nouvel angle. Une belle vue de l’ensemble des installations et du lac de La Gileppe, que la tour domine et sur lesquelles veille le lion.

C’était une belle petite promenade, à bientôt.

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Jalhay


Malmedy




Baelen


Theux




Promenade autour du barrage de La Gileppe

Rappel des liens :

Le barrage de La Gileppe

C'est 1867 que vont être donnés les premiers coups de pioche de ce qui va devenir le barrage de la Gileppe...

L'épicéa

Ce sapin qui n'en est pas un!

Le pin sylvetre

Le pin sylvestre connut ses heures de gloire au fond des mines.

Balade de Petit-Thier | Vielsalm

Balade de Petit-Thier | Vielsalm

Balade de Petit-Thier | Vielsalm

Au départ de Petit-Thier, c’est à une promenade familiale que nous vous convions. Sur des voies en bon état et dans une grande quiétude, elle musarde de forêt en lisière. En route !

carte_promenade_vielsalm
La carte, toujours utile peut être obtenue à la Maison du Tourisme du Pays de Salm.

www.vielsalm-gouvy.be/

Tél.: 0032 (0) 80 21 50 52

 

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flechage_rouge

Promenade de 8km.
Départ à l’église du Village de Petit-Thier, Vielsalm
Assez facile sur des chemins empierrés ou asphaltés. Comprend quelques passage sur des sentiers forestiers.
Durée de plus ou moins 2 heures en marchant bien.

Cette balade commentée et photographiée s’est déroulée en juin 2016. Il est possible que le paysage ait subi quelques modifications lorsque vous réaliserez vous-même la rando. Des bâtiments peuvent avoir été construits ou détruits, et en forêt, les mises à blanc modifient sensiblement le paysage. A moins que vous ne fassiez la rando dans quelques millions d’années, le relief devrait en revanche rester identique.

Allons-y, bonne balade !

1-
Avant de nous lancer sur le parcours, un crochet par l’ancien cimetière (de l’autre côté de la route régionale, attention en traversant) permet de découvrir une grande variété de croix de schiste, ainsi qu’un monument votif aux défunts naguère enterrés sur le site qui était également celui de la chapelle primitive du village. On y trouve également une jolie fontaine et, si l’envie de lire vous prend avant le départ ou au retour, une micro-bibliothèque installée par la bibliothèque de Vielsalm. Le principe est de déposer un livre que vous avez lu et de retirer dans la bibliothèque un autre qui vous intéresse.

De facture classique, le sanctuaire actuel est placé sous le patronage de st. Antoine de Padoue.

2-
Les premiers hectomètres de la promenade traversent un quartier de Petit-Thier où l’on constate que l’ancien et le moderne peuvent faire bon ménage. Profitons de la descente car, à partir du pont enjambant un ruisseau qui serait donc la Salm authentique, ça grimpe ! Pas (trop) fort, mais longtemps.
3-
Les premières maisons de Blanche-Fontaine nous accueillent. Sur notre gauche, peu avant de traverser l’assiette de l’ancienne voie ferrée reliant Vielsalm à Saint-Vith, l’origine d’une première croix reste sujette à caution. Sa nature serait toutefois votive.

Et ça grimpe. Après la traversée de Blanche-Fontaine, plaisant hameau dont la quiétude pourrait bien être menacée – circulation de poids lourds oblige – avant longtemps, une route asphaltée pénètre sous les premières frondaisons du bois communal.

4-
On appréciera au passage la majesté de quelques douglas bordiers, ceux-ci ont été martelés. Ce qui signifie que lorsque vous passerez à cet endroit, ils seront déjà transformés en bois de charpente ou en parquet.. Nous arrivons au premier diverticule : celui de Tinseubois, à gauche. À vous de décider : l’endroit vaut le détour.
Le temps de jeter un œil sur la croix Raskin (votive), et l’itinéraire classique s’enfonce dans les premiers hectares de la forêt domaniale du Grand-Bois.
5-
En cheminant vers notre prochaine étape – la croix Chmits – prenons le temps de découvrir de nombreux semis naturels d’épicéa. L’arbre est ici « en station » et le fait savoir. Signalons au passage que la monoculture intensive de cette essence, pour autant de raisons, est en passe d’avoir vécu : le douglas, principalement, remplace régulièrement celui dont on a dit tant de mal… et tiré d’importants bénéfices.

Tout au long du parcours, outre des buissons de myrtilles, d’imposants blocs d’arkose – parfois rassemblés en tas plus ou moins volumineux – rappellent que l’Ardenne est, ici tout particulièrement, une terre dure à faire chanter. Tant pour les forestiers que pour les agriculteurs de naguère, dépourvus de puissantes mécaniques : sang et sueur firent longtemps partie du menu des travaux et des jours.

6
Les pinsons se répondent, sous la voûte des arbres, tandis que nous arrivons à la croix Chmits. Restaurée, celle-ci est de type commémoratif. C’est à cet endroit que, le 8 juillet 1843, fut découvert le corps ensanglanté du brigadier des douanes Chmits.

Ayons une pensée pour le défunt, avant de poursuivre notre promenade. À partir de la croix Chmits, celle-ci prend la diagonale des courbes de niveaux, montant sagement vers la bifurcation en direction de Burtonville, que nous rejoignons par un sentier dont le sol meuble atteste du passage de nombreux cavaliers. Une courtoisie mutuelle sera de bon aloi, en cas de cohabitation. Elle se soldera généralement par un grand « bonjour » accompagné d’un sourire. Toujours bon à prendre.

Des protections contre le gibier ont été installées autour des parcelles de régénération naturelle des épicéas.

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Notons au passage la présence de sphaignes, de vestiges de fossés de drainage et d’une clairière fangeuse non colonisée. Autant de témoins d’une époque où fagnes et tourbières occupaient une bonne partie de la région.
8-
Abordons à présent la longue descente qui va nous ramener à Petit-Thier, en passant par Burtonville. Comme souvent les villages établis en lisière de forêt, se découvrent par leurs premières pâtures. Le sentier ombragé nous fait aborder les premières maisons du village, où nous rencontrerons les premiers habitants à tâches noires pour l’un et rouges pour l’autre. Ils broutent en nous jetant un regard distrait…

Nous rencontrons les premières colonisations d’oxalis petite oseille

9-
Le second diverticule vous invite à la découverte d’un village dont le patrimoine bâti vaut le détour. Il commence face au monument d’arkose dédié aux combattants de la 75ème division d’infanterie des Etats-Unis et aux victimes civiles des terribles combats qui se sont déroulés ici lors du refoulement de la bataille d’Ardenne, que l’on nomme généralement “L’offensive” dans la région.
10-
Pour sa part, notre promenade suit la lisière dans l’ombre bienvenue de haies arborescentes d’essences variées. À gauche, l’une des premières pâtures visibles est celle où se déroulait annuellement le concours de débardage de Burtonville.

En ce mois de juin, nous longerons une coupe de perches d’épicéas; un travail à l’ancienne, exécuté à la “rasette”. Les perches abattues attendent le cheval de débardage.

Plus loin, c’est une pâture au foin généreux qui attend la faucheuse.

11-
Et ça descend toujours. Nous traversons un coin de forêt en partageant le chemin avec une source, avant de retrouver un paysage ouvert qui annonce l’écurie. La promenade fait un angle droit… à gauche… dans la pointe duquel on découvre une ferme restaurée avec beaucoup de respect de son intégrité. Le fournil est visible du chemin, de même qu’une partie du dallage en arkose qui ceint le bâtiment. Nous avions effectué cette balade il y à quelques années déjà, le bâtiment est un peu désordonné aujourd’hui. Des travaux sont en cours probablement ? Pourvu que cela redevienne aussi coquet qu’avant.
12-
Nous retrouvons l’ancienne voie ferrée, que nous traversons pour découvrir une nouvelle croix votive : la croix Thoumsin. Le texte de sa plaque de schiste est impératif : « O vous qui passez humiliez-vous et inclinez-vous devant cette croix d’année 1931 ». Soit : à vous de voir.

Et bienvenue à Sart-Hennard. Arrêtons-nous au passage devant la barrière d’une propriété où une magnifique maison en bois nous rappelle que ce type de construction n’est désormais plus réservé aux inimitables (…) chalets de vacances dont on ne célèbrera jamais assez le bon goût général.

Le temps de traverser la Salm / ruisseau de Petit-Thier / ruisseau de Hermanmont… et un petit casse pattes nous ramène à l’église de Petit-Thier.
Cette promenade guidée en notre compagnie s’achève : nous espérons qu’elle vous aura donné envie d’y aller voir.

Vielsalm




Lierneux



Dormir, manger, bouger en Ardenne

L’Ardenne couvre en Belgique, la province du Luxembourg, le sud et l’est de la province de Liège et le sud de la province de Namur. En France elle s’inscrit dans le département des Ardennes. Elle se prolonge au Grand-Duché de Luxembourg sur la province du nord, l’Oesling.

Vous trouverez sur les sites ci-dessous toutes les adresses afin de passer un bon séjour touristique en Ardenne.

Le site officiel du tourisme dans les Cantons de l'Est
Le site officiel du tourisme en province de Liège

Le site officiel du tourisme en province de Liège

Le site officiel du tourisme en province de Namur

Le site officiel du tourisme en province de Namur

Le site officiel du tourisme en Ardenne française

Le site officiel du tourisme en Ardennes française

Le site officiel du tourisme en Ardennes luxembourgeoises

Rappel des liens :

La myrtille

Perle noire de l'Ardenne

L'épicéa

Ce sapin qui n'en est pas un!

L'oxalis petite oseille

Les usages domestiques et médicinaux de cette plante sont innombrables.

La croix Schmitz dans le Grand-Bois

L'Ardenne est parsemée de croix.

L'offensive des Ardennes

Décembre '44, l’Ardenne, où quasiment personne n’envisage même l’éventualité d’une attaque.

La chapelle de Tinseubois

Au coeur de la forêt domaniale du Grand-Bois