Restaurant-Brasserie | Les 6 Quarts | Vielsalm

Restaurant-Brasserie | Les 6 Quarts | Vielsalm

A Vielsalm, en Haute-Ardenne, chez Vanessa et Jean-Philippe Siccard.
« La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le Bonheur… » (Théodore Zeldin)

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Une brasserie-restaurant née du rêve de deux passionnés… Où l’on se sent « comme chez soi » dans une ambiance « cozy » et détendue.

Une cuisine créative. Des parfums d’ici et d’ailleurs. Un service personnalisé. Une expérience gastronomique unique.

Ou simplement un bon moment seul ou entre amis autour d’un verre…
« Le bel art de la gastronomie est un art chaleureux. Il dépasse la barrière du langage, fait des amis parmi les gens civilisés et réchauffe le cœur. » (Samuel Chamberlain)

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Vanessa et Jean-Philippe…Se sont rencontrés alors que rien ne les destinait à vivre le « Grand Amour » et puis « boum »…
Et après 2 ans passés à s’aimer, à fonder un foyer (à Vielsalm), l’opportunité tant attendue s’est présentée. Ce fameux rêve qui se concrétise et qui débouche sur « Les 6 Quarts ». Pour quoi « Les 6 Quarts » ?

Un jeu de mots sur le nom de famille… Car au mois de mai, Vanessa deviendra officiellement une « Siccard » puisque notre mariage est prévu pour le 23 Mai 2015. Quelle année pour un jeune couple, n’est-ce pas ?

Nous espérons, lors de votre visite, vous faire vivre notre passion, partagez notre joie de vivre et notre envie de vous voir revenir car chez nous, vous vous sentirez directement « chez vous »…

Madame à l’accueil et à la création des desserts et Monsieur aux fourneaux pour vous faire vivre un moment que l’on espère magique…

 

 

Site web / Website


Adresse / Adress


 

Place Paulin Moxhet, 15
6690 Vielsalm – Belgium

 

Téléphone / Tel


0032 (0) 491 360 083

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Les 6 Quarts

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Les 6 Quarts


 

4 + 6 =


 

La chapelle de Tinseubois

Au coeur de la forêt domaniale du Grand-Bois

Le chevreuil, prince d'Ardenne

Magnifique petit cervidé dont l’agilité ne fini pas de surprendre…

Le rail ardennais roule à Erezée

Excursion en train vicinal au départ de la station du pont d’Erezée.

Le Mardasson

Érigé en l’honneur des soldats américains tombés en Belgique durant toute la seconde guerre mondiale.
Gite | Au Coin Vert | Petit-Thier – Vielsalm

Gite | Au Coin Vert | Petit-Thier – Vielsalm

En Haute-Ardenne, proche des sommets, de la Baraque-Fraiture (652 m.), du Signal de Botrange (694 m.).


Hoge Ardennen, in de buurt van de toppen van de Baraque Fraiture (652 m.), Signal de Botrange (694 m.).

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drapeau_fr_50 Gîte de charme, intime, agréable et soigné, aménagé à l’ancienne avec des matériaux sains et naturels tels que l’argile, la pierre et le bois, qui lui confèrent identité et authenticité régionale.

Le gîte est référencé antiallergique (non fumeur à l’intérieur, animaux non admis) et pour plus de confort encore, les circuits électriques des chambres sont équipées de bio-rupteurs.

Le gîte a l’espace et le confort nécessaire à 5 personnes, il est agréé par le Commissariat au Tourisme et classé 3 épis.

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drapeau_nl_50 Charmante, intieme, aangename et verzorgde vakantiewoning op oude wijze ingericht en gebouwd met gezonde en natuurlijke materialen, zoals leem, steen en hout.  Zij verlenen aan het gebouw een regionale identiteit en authenticiteit.

« Au Coin Vert » heeft als referentie « antiallergisch » (niet rokers en binnen worden geen dieren toegelaten).  Om het komfort te verhogen werden de elektrische leidingen in de kamers voorzien van bio-stroomverbrekers.

Deze vakantieverblijfplaats biedt ruimte voor 5 personen. Zij is erkend door het Commissariaat voor Toerisme. Haar werden drie korenaren toebedeeld.

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drapeau_fr_50Situé dans la commune de Vielsalm, assis dans une large vallée couverte de pâturages entre 2 versants de forêt, le noyau initial du village s’est érigé sur un petit thier (petite colline) ; d’où son nom.

Les atouts de la région,

– La nature sur le versant sud, : forêt domaniale du Grand-Bois, arboretum, et tout à côté, l’aire de détente de « So Bechefa » avec son barbecue et son parcours Vita.

– L’histoire sur le versant nord ;  : les anciennes bornes frontières (Belgique-Prusse) constituent un épisode du passé de la région. Une promenade permet leur découverte in-situ grâce à un guide répertoire (disponible au gîte).

drapeau_nl_50Het kleine landelijke dorpje, Petit-Thier, deel van de gemeente Vielsalm in de Hoge Ardennen, heeft een bevolking van 350 zielen.
Gelegen in een brede vallei van weilanden tussen twee beboste hellingen, werd de oorspronkelijke dorpskern opgericht op een kleine heuvel (petit thier): vandaar zijn naam…

Sterke punten van de streek :

– Op de zuidhelling: natuur. Staatsbos ‘le Grand-Bois’, het arboretum, en daarnaast het ontspanningsoord “So Bechefa” met z’n barbecue en z’n Vita-parcours.

– Op de noordhelling: geschiedenis. De oude grenspalen (België – Pruisen) zijn gedenktekens uit het verleden van de streek. Dankzij een plan, verkrijgbaar in het gasthuis kan men een wandeltocht maken om ze te herontdekken.

Site web / Website


Adresse / Adress


 

Anne Klein, 57a, rue du Centre
6692 Petit-Thier

 

Téléphone / Tel


0032 (0) 80.21.53.57


 

Maison Decret

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Maison Decret


 

10 + 2 =


 

La chapelle de Tinseubois

Au coeur de la forêt domaniale du Grand-Bois

Le chevreuil, prince d'Ardenne

Magnifique petit cervidé dont l’agilité ne fini pas de surprendre…

Le rail ardennais roule à Erezée

Excursion en train vicinal au départ de la station du pont d’Erezée.

Le Mardasson

Érigé en l’honneur des soldats américains tombés en Belgique durant toute la seconde guerre mondiale.
Gite | Maison Decret | Petit-Thier – Vielsalm

Gite | Maison Decret | Petit-Thier – Vielsalm

En Haute-Ardenne, proche des sommets, de la Baraque-Fraiture (652 m.), du Signal de Botrange (694 m.).


Hoge Ardennen, in de buurt van de toppen van de Baraque Fraiture (652 m.), Signal de Botrange (694 m.).

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drapeau_fr_50En 1990, nous avons aménagé un gîte rural dans une vieille maison de famille : la « Maison Decret », du nom du saint homme qui y vécu jadis.

Nous apprécions beaucoup le patrimoine et nous nous sommes efforcés de pratiquer une restauration dans l’esprit des lois qui ont présidé à la conception simple et authentique de cette fermette de Haute Ardenne.

Pour ce faire, nous y avons mis chacun de notre savoir-faire aidés de nos enfants en privilégiant des matériaux authentiques et écologiques.

Nous nous sommes préparés à vous recevoir et à veiller à votre bien-être, nous attendons votre arrivée pour vous accueillir en ayant le plaisir de vous faire plaisir.

Le gîte peut accueillir un maximum de 8 personnes. Notre responsabilité étant engagée pour cette capacité maximale (1 enfant = 1 personne)

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drapeau_nl_50 In 1990 hebben we een vakantiehuis ingericht in een oude familiewoning: het ‘Huis Decret’, genoemd naar de heilige die er vroeger nog gewoond heeft. Ons patrimonium appreciëren wij heel erg en daarom hebben we een speciale inspanning gedaan om de restauratie uit te voeren met respect voor de toenmalige regels die gebruikt werden voor de bouw van deze eenvoudige en authentieke fermette van de ‘Haute Ardenne’.

Hiertoe hebben we elk onze eigen inbreng gedaan, met de hulp van onze kinderen en met een specifieke voorkeur voor authentieke en ecologische materialen.

Wij staan klaar om u te verwelkomen en te waken over uw welgevoelen; wij zullen u hartelijk ontvangen en het zal ons een plezier zijn om u te plezieren.

De vakantiewoning kan maximum 8 personen ontvangen. Wij engageren ons dan ook voor deze maximum capaciteit (1 kind = 1 persoon)

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drapeau_fr_50Situé dans la commune de Vielsalm, assis dans une large vallée couverte de pâturages entre 2 versants de forêt, le noyau initial du village s’est érigé sur un petit thier (petite colline) ; d’où son nom.

 

 

drapeau_nl_50Het kleine landelijke dorpje, Petit-Thier, deel van de gemeente Vielsalm in de Hoge Ardennen, heeft een bevolking van 350 zielen.
Gelegen in een brede vallei van weilanden tussen twee beboste hellingen, werd de oorspronkelijke dorpskern opgericht op een kleine heuvel (petit thier): vandaar zijn.

 

Site web / Website


Adresse / Adress


 

Anne Klein, 57a, rue du Centre
6692 Petit-Thier

 

Téléphone / Tel


0032 (0) 80.21.53.57


 

Maison Decret

maison_decret_jardin

Maison Decret


 

9 + 11 =


 

La chapelle de Tinseubois

Au coeur de la forêt domaniale du Grand-Bois

Le chevreuil, prince d'Ardenne

Magnifique petit cervidé dont l’agilité ne fini pas de surprendre…

Le rail ardennais roule à Erezée

Excursion en train vicinal au départ de la station du pont d’Erezée.

Le Mardasson

Érigé en l’honneur des soldats américains tombés en Belgique durant toute la seconde guerre mondiale.
Notre-Dame des malades, au Mont-Saint-Martin – Gouvy

Notre-Dame des malades, au Mont-Saint-Martin – Gouvy

Entre Beho et Bovigny, sur la rive droite du Glain, une route forestière escalade le Mont-Saint-Martin, conduisant au sanctuaire de Notre-Dame des Malades. Un lieu d’histoire, et de mémoire.

 

notre_dame_des_malades_mont_st_martin-42La vallée du Glain constitue une véritable mine d’or pour l’historien et l’archéologue Mine d’or qui est bien loin d’avoir livré tous ses secrets. L’occupation des lieux remonte à des temps immémoriaux. Bien avant qu’on ne parle de la villa royale de Glain, dont la première mention en tant que telle, date de 720, quand Charles Martel y rend sentence en faveur de l’abbé de Stavelot.
Le 1er octobre 814, la villa est à nouveau citée. Cet écrit révèle que la chapelle de Glain était non seulement église de chef-lieu, mais église régionale, au vu des dîmes. Les auteurs admettent généralement que cette chapelle se soit trouvée sur la colline devenue  » Mont-Saint-Martin « . Au fil des ans, le nom du patron de l’église aura prévalu sur celui du domaine qui, pour sa part, restera propriété des empereurs jusqu’au début du XIIIe siècle.

Jours de colère

notre_dame_des_malades_mont_st_martin_4921Guerre de trente ans, scission des Pays-Bas, contre-réforme… les temps sont troublés. Et la région voit se succéder les troupes en marche. Mal payées, quand elles le sont ; le plus souvent composées d’individus sans aveu aux ordres de capitaines peu regardants, ces bandes dévastent le pays.
Pour le territoire de la seule ancienne commune de Bovigny, on estime à une dizaine le nombre de villages et hameaux qui vont disparaître. Celui de Saint-Martin est du nombre.
C’est aux environs du lieu-dit  » Doyards  » que l’on situe Saint-Martin, autour de la butte où se dressait l’édifice du culte. Si l’on s’accorde pour laisser la date précise dans le vague, la tradition conserve mémoire des dernières heures du hameau, qu’elle rapporte en décrivant le massacre perpétré par des  » sarrasins  » armés de haches, se précipitant sur les habitants. Les quelques villageois qui se réfugient dans l’église n’auront pas plus de chance.

Notre-Dame des Malades

notre_dame_des_malades_mont_st_martin_4935Curieusement, l’édifice ne connaît pas l’incendie et la ruine. Et si le clergé, ne desservant guère que des villages déserts dans un pays soumis à la violence, décide de résider à Bovigny, diverses dépenses sont effectuées, qui attestent de la survie de l’église du Mont-Saint-Martin. On sait qu’en 1631, sa réédification est réalisée, grâce au prélèvement d’une taxe. Le 16 août 1717, toutefois, le Prince-Evêque de Liège, Archevêque de Cologne, désigne Bovigny en qualité d’ église mère. A partir de la translation, le temple va se vider de son contenu, et ses murs s’effondrer. En 1849, ses derniers vestiges sont démolis.

Sur cette élévation consacrée – est-ce un hasard ? – à Saint Martin, grand assimilateur des lieux de cultes anciens, l’appel semble venu de la nuit des temps, qui incite, dès 1850, l’abbé Debra et ses paroissiens à construire une chapelle. Elle sera dédiée, outre au patron traditionnel des lieux, à Notre-Dame des Malades.

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Un mur circulaire de pierres sèches restauré

Après avoir gravi le chemin menant au sanctuaire, bordé de croix de schiste, attestant le talent des Piette et autres artisans régionaux , le promeneur découvre un édifice à plan rectangulaire, et trois pans coupés, vers l’est. Au couchant, un petit porche, bordé d’une charmille, donne accès à la nef. Un clocheton surmonte la construction, dont le gris des ardoises tranche sur la blancheur du pignon. Dans son écrin de verdure, bordé d’un mur circulaire, en pierres sèches, restauré par les membres de l’asbl qui veille sur elle, Notre-Dame des Malades appelle au recueillement.

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Un autel extérieur, et une chaire, en pierre, complètent l’ensemble.

Les fouilles de 1968, et 1995, ont mis à jour les traces des configurations successives de l’église, et plusieurs sépultures. On enterrait probablement dès le VIII° siècle, autour du bâtiment, qui était déjà clôturé d’un mur, dont l’enceinte actuelle ne semble pas avoir repris les limites. Seules traces, discrètes dans la pelouse désormais régulièrement entretenue, quatre dalles sur lesquelles nous reviendrons prochainement.

La nef a retrouvé son cachet en l’an 2000. Deux séries de trois fenêtres y apportent la lumière du jour, on y pénètre par une porte encadrée en plein cintre. Un banc de communion sépare l’officiant des fidèles, donnant accès à l’autel, restauré  » à l’authentique  » par un artisan de Deux Rys, près de Manhay. Cette pièce est l’œuvre d’un nommé Valentin de Cierreux. Le meuble est surmonté d’un dais abritant une polychromie en plâtre, représentant Notre-Dame des Malades, un lambris le prolonge, de part et d’autre. A l’une et l’autre extrémité, saint Martin et saint Hilaire, crossés et mitrés, veillent.

À l’abri

notre_dame_des_malades_mont_st_martin-3Les temps ont passé, restent les  » sarrasins « . Pour les préserver des pilleurs d’art religieux, et du vandalisme, une Pieta, la statuette de sainte Anne Trinitaire et celle de saint Martin en Charité, ont été placées en lieu sur. Ce sont leurs reproductions que l’on peut découvrir dans la nef. Et pour donner à la visite l’attrait supplémentaire d’une petite chasse au trésor : à vous de découvrir leur emplacement actuel.

Les deux premières sont en bois polychrome, d’une hauteur de 60 cm environ. Toutes deux remonteraient au XVI° siècle. La statuette de saint Martin, pour sa part, est en chêne, porte les traces d’une ancienne polychromie, et mesure 97 cm. Elle est datée du XVII°. Seuls les drapés leur servant de support, lors des pèlerinages et autres festivités, se trouvent à demeure dans la chapelle. Faisant partie du mobilier de l’ancienne église, on ne sait quand, ni comment, ces objets sont parvenus dans les familles qui les ont été conservés durant deux siècles environ, à Beho, et à l’église d’Aldringen, s’agissant de saint Martin.

Ecrit par :Patrick Germain 06-11-2007
Crédit(s) photographique(s):Patrick Germain

Note :
Si le site est classé, depuis 1973, l’idée de créer une asbl, en vue de l’entretenir et de le promouvoir, remonte aux lendemains des grandes tempêtes de 1990. Saint-Martin disparaissait sous la masse des frênes arrachés, d’autres arbres menaçaient de tomber : il était grand temps de se pencher au chevet d’un patrimoine qui se dégradait. En 1993, l’association existait effectivement. Petit à petit, grâce à ces bénévoles, la chapelle a retrouvé son lustre d’antan. Un pèlerinage y a lieu, le 16 août.
Source :
•     » De Saint-Martin à Bovigny « , que vous pouvez acquérir moyennant finances auprès de l’asbl Notre-Dame du Mont-Saint-Martin, Courtil 4b – B 6671 Bovigny – Belgique
•    Renseignements chez le secrétaire de l’association, au +32 (0) 80/214192


 

Galerie


 

Où est la Chapelle Saint-Martin

Chapelle Saint-Martin

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La Chapelle Notre Dame des Malades au Mont Saint-Martin

Vielsalm




Dormir, manger, bouger en Ardenne

L’Ardenne couvre en Belgique, la province du Luxembourg, le sud et l’est de la province de Liège et le sud de la province de Namur. En France elle s’inscrit dans le département des Ardennes. Elle se prolonge au Grand-Duché de Luxembourg sur la province du nord, l’Oesling.

Vous trouverez sur les sites ci-dessous toutes les adresses afin de passer un bon séjour touristique en Ardenne.

Le site officiel du tourisme dans les Cantons de l'Est
Le site officiel du tourisme en province de Liège

Le site officiel du tourisme en province de Liège

Le site officiel du tourisme en province de Namur

Le site officiel du tourisme en province de Namur

Le site officiel du tourisme en Ardenne française

Le site officiel du tourisme en Ardennes française

Le site officiel du tourisme en Ardennes luxembourgeoises

V2 : une sinistre « première » à Sterpigny (Gouvy)

V2 : une sinistre « première » à Sterpigny (Gouvy)

Les faits rapportés ici sont strictement exacts et se sont déroulés quelques jours avant la première libération de septembre 1944. Ils sont le résultat d’une recherche par Lambert Grailet de documents dans les archives des armées allemandes et alliées et sont basés sur les témoignages de personnes qui assistèrent sans savoir ce qui se passait à la montée des premières fusées dans notre ciel. Un an après la première information donnée par L.Grailet, l’autorité allemande et les historiens confirmaient ces faits.

Le liégeois Lambert Grailet est l’auteur de nombreuses publications intéressantes sur les environs de Liège mais aussi sur ceux des Tailles dont il était devenu second résident. Il se mit sur la piste de révélations inédites à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire des événements de 1944-45 : ce fut la découverte et l’identification précise des sites de lancement mobiles des tout premiers V2 allemands.

v2_sur_siteContrairement à la fausse impression laissée par des clichés de l’époque, la retraite en septembre 1944 des Allemands ne s’opérait pas comme un recul désordonné mais la manœuvre s’accomplissait sans précipitation. Des groupuscules protégeaient les arrières et un système équivoque fait de harcèlements sur le flanc des colonnes libératrices et de décrochages après l’ébauche d’une contre-attaque attirait à sa suite depuis la France une avance américaine trop rapide qui étirait à l’extrême ses lignes d’approvisionnement : l’intendance US ne suivait plus. C’est à ce moment que l’ordre de se déployer à contresens du mouvement de repli général de l’armée allemande  était donné à un détachement d’artillerie mobile : les fusées balistiques allaient apparaître officiellement pour la première fois ! Et ce début de l’ère spatiale aurait pour théâtre notre Ardenne, terroir si réservé que les témoins ne se manifesteront qu’après un demi-siècle d’hésitations trop prudentes alors que la libération de 1944 aurait dû être marquée par la révélation de cet événement exceptionnel.

 

v2_sur_sdkfz8Le 2 septembre, un énorme convoi quitte Euskirchen pour gagner dans le plus grand secret les abords de la Baraque de Fraiture . Dans la file des camions s’intégraient des tracteurs qui tiraient une longue et robuste remorque d’une conception remarquable, aux nombreux trains de roues couplées, les Meillerwagen. Sur ces dernières reposaient des sortes de fuselages d’avion sans aile, recouverts de bâches épaisses sous lesquelles on devinait la forme des empennages. Suivaient dans la colonne des camions-citernes chargés de véhiculer les tonnes d’agents propulseurs (oxygène liquide et alcool), les réserves de carburant nécessaire au déplacement, l’explosif dont l’ogive des fusées serait pourvue, la logistique assurée par un détachement de techniciens très compétents formés notamment sous la direction de Werner von Braun, des camion –  ateliers. Enfin, la protection du convoi était assurée par des blindés légers. Des témoins virent passer, de nuit, cet impressionnant convoi entre Stavelot et Trois-Ponts et à Grand-Halleux.

 

v2_sur_rampe_mobileLe 6 septembre, deux Meillerwagen  portant chacune une fusée quittent leur cachette de La Baraque pour les environs de Petites-Tailles : pas besoin d’un grand mouvement de véhicules pour la mise en place et à la verticale, l’équipe est bien rôdée et a fait de nombreux essais. L’objectif visé n’est ni plus ni moins que Paris ! A 10 heures a lieu la mise à feu de la première fusée mais il ne se passe rien. Un heure plus tard, même chose avec la seconde. Les premiers essais tournent donc court en raison, semble-t-il, de l’humidité. Tout est remballé et les Allemands vont chercher un site de remplacement. Le convoi se retire partie à Aldringen et partie à Grûfflingen.

Le 7 septembre, le tout est ramené dans les environs de Gouvy et le 8 à l’aube, les Meillerwagen se dirigent vers Sterpigny et déposent leur chargement dans une chemin forestier à quelques mètres de la route principale, au lieu-dit â Beûlèu et les différentes phases de préparation des fusées telles qu’elles s’étaient déroulées aux  Petites-Tailles deux jours avant débutent.

 

v2_en_volTout à coup à 8h40, en ce vendredi 8 septembre 1944, un bruit terrifiant déchira le calme que connaît la région. D’après les témoignages, le vacarme inexplicable fut suivi d’un « coup de canon ». L’air ambiant vibrait comme si une catastrophe naturelle était en train de frapper le pays. Les témoins ( un groupe d’Allemands prenant son déjeuner dans une ferme de Halconreux et ignorant tout de ce que préparait leur propre camp juste à côté, des paysans au travail dans leur ferme et dans leurs champs, un groupe de maquisards cantonnant à 400 m, l’instituteur du village …) assistaient malgré eux à un spectacle des plus extraordinaires pour l’époque : ils furent les premiers civils dans le monde à pouvoir observer le tir d’une fusée balistique en campagne. Ils avaient fortuitement aperçu l’envol de la première des deux fusées qui avait surgi de derrière les frondaisons de la forêt. Alors que son grondement dantesque et le frémissement de l’air ambiant s’amenuisaient, elle filait de plus en plus vite avec son panache de flamme orange.

 

v2_impactL’impact de ce premier V2 n’a jamais été retrouvé : sans doute s’est-il désintégré en altitude.

Alors que le bruit se répandait dans les villages voisins qu’ « un énorme canon allemand du type Grosse Bertha de 14-18i avait tiré sur Paris depuis le Beûleû « , à 11 heures, la deuxième fusée était tirée, répandant la même terreur, non seulement cette fois sur le site du lancement mais, hélas, cinq minutes plus tard sur Maisons-Alfort au sud-est de Paris où six personnes étaient tuées et trente-six blessées. Cette réussite dramatique était donc une grande première mondiale.

 

Situation des sites de lancement

De tout ceci, on n’a rien su durant cinquante ans, jusqu’à ce que Lambert Grailet ne le révèle grâce à ses recherches. La rumeur se limitait à celle du gros canon. Il s’en était pourtant fallu de peu. Le 10 septembre, parmi les Américains libérant Houffalize se trouvait un correspondant de guerre particulier : le futur Prix Nobel de littérature 1954 Ernest Hémingway. Le lendemain, la progression américaine continuait vers Sterpigny mais à Cherain, donc à proximité du Beûleû,  Hémingway toujours à l’affût d’un scoop pour son journal, décide d’accompagner la colonne gauche qui libérera Courtil et Beho, ratant ainsi la possibilité d’annoncer au monde la première mondiale du V2. C’est ce  qui s’appelle rater la montre en or. Le hasard qui fait parfois bien les choses en avait, ce jour-là, décidé autrement.

 

Ecrit par :Robert Nizet 15-07-2008

Crédit(s) photographique(s):v2rocket.com
________________________________________
Note :
Note de la Rédaction
Beaucoup de sites ont pour objet l’histoire des fusées / missiles V 1 et 2, sur la Toile. Trop nombreux sont ceux qui se contentent d’aborder le côté technique, faisant fi de la réalité des souffrances physiques et morales engendrées par ce qui fut, il est vrai, l’ancêtre des premières fusées spatiales. Certes le temps a-t-il passé et, paraît-il, nombre de jeunes gens savent à peine qui fut Adolf Hitler, le nazisme et sa folie meurtrière. Ce n’en est que plus grave. Il est, à notre avis, trop facile et proprement criminel de faire l’impasse – quels qu’en puissent être les motifs – sur une réalité trop souvent occultée en ce cas comme en d’autres : le sang versé par le fait de ces petites merveilles de technologie ou par tel brillant stratège ne sort jamais, lui, d’une planche à dessins. Ne l’oublions jamais !
Source :
•    PREMIERE MONDIALE POUR LE V2 SUR PARIS, Le 8 septembre 1944 à Gouvy en Ardenne belge… par Lambert Grailet, 1996


 

Où est Gouvy

Sterpigny

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Aire de lancement

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L’Ardenne couvre en Belgique, la province du Luxembourg, le sud et l’est de la province de Liège et le sud de la province de Namur. En France elle s’inscrit dans le département des Ardennes. Elle se prolonge au Grand-Duché de Luxembourg sur la province du nord, l’Oesling.

Vous trouverez sur les sites ci-dessous toutes les adresses afin de passer un bon séjour touristique en Ardenne.

Le site officiel du tourisme dans les Cantons de l'Est
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