Le Königstiger de La Gleize

19 Avr, 16 | histoire

Abandonné par son équipage le 22 décembre 1944, le Tigre II « Royal » de La Gleize aurait fini dans une aciérie si une habitante du lieu ne l’avait troqué aux GI’s, dans un marché plutôt cocasse. Bien joué : il ne reste désormais que six exemplaires du Königstiger visibles de par le monde.

tigre_la-gleize_avantLe Panzerkampfwagen VI Königstiger est sans conteste le plus puissant char d’assaut allemand de la Seconde Guerre mondiale produit en série. Certains affirment tout simplement que c’est le meilleur char lourd de ce conflit, en dépit de faiblesses certaines. À titre indicatif, le canon du Königstiger perforait entre 132 et 153 mm de blindage incliné à 30° à 2000 m de distance.

Le 16 décembre 1944, quinze des 45 chars Tiger II prévus au tableau organique du 501ème Schwere Panzer Abteilung (bataillon de chars lourds) de von Westernhagen se mettent en branle. En support du Kampfgruppe (groupe de combat) de l’Obestrurmbannführer (lieutenant-colonel) Joachim Peiper, fine fleur de la 1ère SS Panzerdivision « Leibstandarte SS Adolf Hitler », ils vont constituer l’un des fers de lance de l’offensive allemande.

 

 

konigstiger_03_peiper

Peiper. Condamné à mort en 1946 par le tribunal américain de Dachau pour les crimes commis durant l’offensive, sa peine est commuée en emprisonnement. Libéré, il se retire en France où il trouvera la mort dans l’incendie criminel de sa maison.

 

 

Toutefois, en détruisant les ponts dont il avait besoin, le Génie US parvient à obliger le Kampfgruppe Peiper à s’engager dans la vallée de l’Amblève où, faute d’essence et d’approvisionnement, son avance est arrêtée à Stoumont. Retranché « en hérisson » à La Gleize, après deux jours de combats violents Peiper est sur le point d’être complètement encerclé : il bat alors en retraite, à pied, abandonnant entre autres 135 véhicules blindés sur place. Des 5.000 hommes du départ, seuls 800 parviendront à rejoindre les lignes allemandes.

 

 

 

 

 

tigre_la-gleize_indestructible

L’épaisseur de son blindage le rendait indestructible… à condition de trouver de l’essence.

Abandonné par son équipage aux abords de la place de La Gleize le 22 décembre, suite à un tir US ayant détruit son canon, le Königstiger du Sturmbannführer (commandant) Dollinger fut sabordé durant la nuit du 25 avant de servir de cible d’entraînement aux soldats américains, qui tentèrent en vain de percer au bazooka le blindage de sa plaque avant de tourelle.

 

Le Panzer, passe enfin des jours pacifiques sur l’esplanade devant le musée 44, créé grâce à l’énergie de Gérard Grégoire et Philippe Gillain… Et une bouteille de cognac en ce qui concerne la présence du »Panzer ».

 

Plus tard, tracté par les équipes de nettoyage US en vue d’être envoyé à la mitraille, il est « intercepté » juste à temps, et en échange d’une bouteille de cognac, par Madame Jenny Gennen-Dewez. Dans les années 70, sous l’impulsion de Gérard Grégoire, une lente et minutieuse restauration rendra au « 213 » son aspect d’origine.

REVUE DE DETAIL

Panzerkampfwagen VI Tiger II Ausf. B Königstiger

Fabrication

Porsche, et Henschel
Période de production : de janvier 1944 à mars 1945
Quantité produite : 487
Caractéristiques générales
Équipage : 5
Longueur : 10,28 m (caisse 7,62)
Largeur : 3,65 m (3,75 avec les chenilles de combat)
Hauteur : 3,09 m
Masse au combat : 70 tonnes
Blindage : 40 à 180 mm

Armements

deux modèles de tourelle (Porsche, puis Krupp à partir du n° 51)
canon de 88 mm – 86 obus
deux (ou trois) mitrailleuses MG 42
Le Tigre de La Gleize est un Henschel équipé d’une tourelle Krupp
à canon de 88mm pouvant tirer 86 coups
et 2 mitrailleuses MG 34 de 7,92 mm – 5850 coups

Mobilité

Moteur V12 Maybach HL 230 P30
Puissance 700 cv (kW) à 3.000 tours/min.
Puissance massique 10 cv/tonne (très faible)
Carburant : essence
Capacité totale des (7) réservoirs : 860 litres
Consommation moyenne : 680 l/100 km
Vitesse sur route : 41 km/h (17 en tout terrain)
Autonomie : 110 km (80 en tout terrain)


 

Galerie


 

Où est La Gleize

La Gleize

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Le « Tigre Royal » et le musée Décembre ’44

Dormir, manger, bouger en Ardenne

L’Ardenne couvre en Belgique, la province du Luxembourg, le sud et l’est de la province de Liège et le sud de la province de Namur. En France elle s’inscrit dans le département des Ardennes. Elle se prolonge au Grand-Duché de Luxembourg sur la province du nord, l’Oesling.

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