Revogne : entre quiétudes et Histoire | Beauraing

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Revogne, dans l’écrin d’azur et d’émeraude où nous l’avons surpris somnolant, est l’un de ces villages où l’on aurait envie de mettre pied à terre pour ne plus repartir. Quiétudes et découverte d’un hameau où l’Histoire a laissé des traces : domaine mérovingien, Revogne aurait reçu son nom d’un Germain, au temps des invasions.

 

Engon de Revogne, cité en 930, est le premier seigneur connu de Revogne. Il possède les villages de Revogne, Honnay, Villers et Jamblinne. Vers 1150, la seigneurie est achetée par Henri de Leez, Prince-Évêque de Liège, qui en fait une prévôté. Agent seigneurial, le Prévôt est un intendant qui administre, juge et perçoit les taxes.

 

 

 

 

Son château fortifié, érigé au début du Xème siècle, devient un point de défense de la Principauté, et le centre d’une ville forte ceinte de remparts datant du milieu du XIIIème siècle et percés de trois portes : celles de Lomprez, du Levant et du Couchant.

Au sommet de sa puissance, la prévôté de Revogne comprendra entre autres les villages de Vignée, Villers-sur-Lesse, Jamblinne, Lavaux-ste-Anne, Ave, Belvaux, Wavreille et Bure.
Mais au XIVème siècle le domaine est morcelé. Jean de Villers-sur-Lesse, cité en 1316, construit un nouveau château comprenant manoir, donjon et fossés. En 1559, Everard de Mérode est Prévôt de Revogne, seigneur de Lavaux et de Ave.

Au fil du temps, Revogne devient un domaine rural, et se dépeuple. Lors de la réorganisation territoriale imposée par la Révolution, le village n’est plus qu’une dépendance de Honnay.
De cet orgueilleux passé, il reste bien peu de traces. Toutes classées, ou presque : la chapelle Saint-Étienne, le chemin au bas de la chapelle, la ligne de crête avec les ruines de l’ancien château et la Porte de Lomprez.

Revogne, alangui au soleil, somnole. Bienheureux village qui transmet sa quiétude telle une onde bienfaisante dans un monde qui ressemble de plus en plus à la Nef des Fous.

A cette heure-là, le petit rhinolophe somnole, lui aussi. Notre pays compte dix-huit espèces de chauves-souris. Depuis la moitié du XXème siècle, certaines espèces ont disparu. Et la quasi- totalité s’est fortement raréfiée, même si, depuis les années 1980, on observe une certaine stabilisation des populations. Seule la pipistrelle peut être considérée comme encore très commune.

Le petit rhinolophe ne subsiste plus qu’en quelques centaines d’exemplaires, dans quatre colonies identifiées. Dont une à Revogne.

Comme on les comprend…

 

 

Keywords: Ardenne;Calestienne;Revogne

 

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Ecrit par :Patrick Germain/2007


 

Où est Revogne

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Revogne

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Le musée du tabac à Corbion-sur-Semois

Le musée du tabac à Corbion-sur-Semois

Le musée du tabac à Corbion-sur-Semois

Bon, d’accord : le tabac n’est pas ce qui se fait de mieux pour la santé. Ceci dit, à force de faire dans le « politiquement correct » on finira par ne plus savoir sous quel vocable désigner les nains de jardin… Le ridicule, quoi qu’on en dise, tue aussi ; et l’excès nuit en tout. Bref, en route pour la découverte du Musée du Tabac, à Corbion. Une histoire indissociable de celle de la vallée de la Semois.

Un bien joli nom pour une bien belle vallée où, pourquoi le cacher, un bout de notre coeur reste attaché. Un nom générique aussi, que tout fumeur de pipe digne de ce nom ne peut entendre sans saliver de convoitise.
À Corbion, parallèlement aux installations de fabrication et d’empaquetage, Vincent Manil – l’un des derniers producteurs artisanaux de tabac local –  à créé un musée qui retrace l’aventure du « Semois ».
Histoire de nous apprendre entre autres choses que si, en Belgique, la culture du tabac remonte au XVIème siècle du côté de Wervik, ce n’est qu’en 1856 qu’un ancien instituteur de la région de Alle, Joseph Pierret, se lance dans l’aventure en Val de Semois : il plante un are de plants  de type  » Kentucky ».
L’affaire va, petit à petit, faire des émules et s’inscrire durablement dans le paysage de la vallée  : en 1910, quelque 400 hectares, pour 9 millions de plants, produisent un tabac original dont la réputation franchit allègrement les frontières.
Car l’expérience apporte la révélation d’une culture rentable qui, pour un même espace, promet un revenu bien supérieur aux autres. De quoi séduire tout Ardennais digne de ce nom.

 

Le soleil et la chaleur

Et les amateurs d’herbe à Nicot. Ceux-ci découvrent en effet de subtils arômes, au sujet desquels nous cédons bien volontiers la parole à Cédric Malvetti, qui parle d’or : « Avant tout le climat, le tabac c’est comme le raisin : c’est le soleil et la chaleur qui font un bon cru ».  Bon soyons francs, la Vallée de la Semois n’est pas une côté d’Azur mais le tabac y trouve néanmoins une température appréciable et un abri idéal. (…) le profond sillon creusé par la Semois le met à l’abri des violences atmosphériques du plateau voisin : un véritable rempart de collines et de rochers abrupts se dresse au nord, tandis que les terres s’étalent en plein soleil. (…).
Maintenant il ne faut pas que cette chaleur soit sécheresse ! Le tabac est vraiment un grand buveur et demande aussi une bonne humidité. En Semois il fait très humide et l’humidité du sol est en plus complétée par celle de l’air : les fameux brouillards de la Semois aussi célèbre que ceux de Londres étendent sur la vallée une chape protectrice sous laquelle le tabac jouit d’une tiédeur moelleuse et fraîche qui fait ses délices. Est-ce que ça ne ressemble pas un peu à la douceur idyllique et mystérieuse du matin dans la vallée qui s’exhale d’une bouffée de Semois ?

 

Martin, Couvert, Manil…?

Cela étant, les dernières décennies du XXème siècle ont pourtant bien failli être fatales au  « Semois ». De nos jours, il ne subsiste guère que quelques planteurs, et trois fabricants de cigares et de tabacs pour la pipe : Joseph Martin à Alle, Jean-Pol Couvert et Vincent Manil, à Corbion.
C’est dans leurs gammes de produits, et là seulement, que vous retrouverez « Le » Semois qui, pour mémoire, ne jouit d’aucune appellation contrôlée. Celui dont les arômes, avant l’avènement des toussotements et autres regards assassins obligatoires, réveillaient autour de vous les souvenirs heureux des promenades avec l’aïeul. C’est sans doute toujours la cas, mais…
Soit. Les temps changent. Et avec eux, les moeurs. Reste que c’est en bourrant avec art un « fourneau Semois » que je vous convie à découvrir ce musée où vous apprendrez tout ce que vous pouvez souhaiter savoir au sujet du produit emblématique d’une vallée sympathique entre toutes, où les séchoirs géométrisent l’espace en racontant des histoires de fraudeurs.
Et, ma foi, si vous comptez vous aussi parmi les odieux toxicomanes étonnés de n’être pas encore contraints de s’annoncer à grand renfort de crécelle, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

Musée du Tabac,
chez Vincent Manil,
rue du Tambour, 10
6838 Corbion-sur-Semois.

Visites sur rendez-vous : +32 (0)61/46.81.29

www.tabac-semois.com/musee.html

 

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