V2 : une sinistre « première » à Sterpigny (Gouvy)

V2 : une sinistre « première » à Sterpigny (Gouvy)

Les faits rapportés ici sont strictement exacts et se sont déroulés quelques jours avant la première libération de septembre 1944. Ils sont le résultat d’une recherche par Lambert Grailet de documents dans les archives des armées allemandes et alliées et sont basés sur les témoignages de personnes qui assistèrent sans savoir ce qui se passait à la montée des premières fusées dans notre ciel. Un an après la première information donnée par L.Grailet, l’autorité allemande et les historiens confirmaient ces faits.

Le liégeois Lambert Grailet est l’auteur de nombreuses publications intéressantes sur les environs de Liège mais aussi sur ceux des Tailles dont il était devenu second résident. Il se mit sur la piste de révélations inédites à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire des événements de 1944-45 : ce fut la découverte et l’identification précise des sites de lancement mobiles des tout premiers V2 allemands.

v2_sur_siteContrairement à la fausse impression laissée par des clichés de l’époque, la retraite en septembre 1944 des Allemands ne s’opérait pas comme un recul désordonné mais la manœuvre s’accomplissait sans précipitation. Des groupuscules protégeaient les arrières et un système équivoque fait de harcèlements sur le flanc des colonnes libératrices et de décrochages après l’ébauche d’une contre-attaque attirait à sa suite depuis la France une avance américaine trop rapide qui étirait à l’extrême ses lignes d’approvisionnement : l’intendance US ne suivait plus. C’est à ce moment que l’ordre de se déployer à contresens du mouvement de repli général de l’armée allemande  était donné à un détachement d’artillerie mobile : les fusées balistiques allaient apparaître officiellement pour la première fois ! Et ce début de l’ère spatiale aurait pour théâtre notre Ardenne, terroir si réservé que les témoins ne se manifesteront qu’après un demi-siècle d’hésitations trop prudentes alors que la libération de 1944 aurait dû être marquée par la révélation de cet événement exceptionnel.

 

v2_sur_sdkfz8Le 2 septembre, un énorme convoi quitte Euskirchen pour gagner dans le plus grand secret les abords de la Baraque de Fraiture . Dans la file des camions s’intégraient des tracteurs qui tiraient une longue et robuste remorque d’une conception remarquable, aux nombreux trains de roues couplées, les Meillerwagen. Sur ces dernières reposaient des sortes de fuselages d’avion sans aile, recouverts de bâches épaisses sous lesquelles on devinait la forme des empennages. Suivaient dans la colonne des camions-citernes chargés de véhiculer les tonnes d’agents propulseurs (oxygène liquide et alcool), les réserves de carburant nécessaire au déplacement, l’explosif dont l’ogive des fusées serait pourvue, la logistique assurée par un détachement de techniciens très compétents formés notamment sous la direction de Werner von Braun, des camion –  ateliers. Enfin, la protection du convoi était assurée par des blindés légers. Des témoins virent passer, de nuit, cet impressionnant convoi entre Stavelot et Trois-Ponts et à Grand-Halleux.

 

v2_sur_rampe_mobileLe 6 septembre, deux Meillerwagen  portant chacune une fusée quittent leur cachette de La Baraque pour les environs de Petites-Tailles : pas besoin d’un grand mouvement de véhicules pour la mise en place et à la verticale, l’équipe est bien rôdée et a fait de nombreux essais. L’objectif visé n’est ni plus ni moins que Paris ! A 10 heures a lieu la mise à feu de la première fusée mais il ne se passe rien. Un heure plus tard, même chose avec la seconde. Les premiers essais tournent donc court en raison, semble-t-il, de l’humidité. Tout est remballé et les Allemands vont chercher un site de remplacement. Le convoi se retire partie à Aldringen et partie à Grûfflingen.

Le 7 septembre, le tout est ramené dans les environs de Gouvy et le 8 à l’aube, les Meillerwagen se dirigent vers Sterpigny et déposent leur chargement dans une chemin forestier à quelques mètres de la route principale, au lieu-dit â Beûlèu et les différentes phases de préparation des fusées telles qu’elles s’étaient déroulées aux  Petites-Tailles deux jours avant débutent.

 

v2_en_volTout à coup à 8h40, en ce vendredi 8 septembre 1944, un bruit terrifiant déchira le calme que connaît la région. D’après les témoignages, le vacarme inexplicable fut suivi d’un « coup de canon ». L’air ambiant vibrait comme si une catastrophe naturelle était en train de frapper le pays. Les témoins ( un groupe d’Allemands prenant son déjeuner dans une ferme de Halconreux et ignorant tout de ce que préparait leur propre camp juste à côté, des paysans au travail dans leur ferme et dans leurs champs, un groupe de maquisards cantonnant à 400 m, l’instituteur du village …) assistaient malgré eux à un spectacle des plus extraordinaires pour l’époque : ils furent les premiers civils dans le monde à pouvoir observer le tir d’une fusée balistique en campagne. Ils avaient fortuitement aperçu l’envol de la première des deux fusées qui avait surgi de derrière les frondaisons de la forêt. Alors que son grondement dantesque et le frémissement de l’air ambiant s’amenuisaient, elle filait de plus en plus vite avec son panache de flamme orange.

 

v2_impactL’impact de ce premier V2 n’a jamais été retrouvé : sans doute s’est-il désintégré en altitude.

Alors que le bruit se répandait dans les villages voisins qu’ « un énorme canon allemand du type Grosse Bertha de 14-18i avait tiré sur Paris depuis le Beûleû « , à 11 heures, la deuxième fusée était tirée, répandant la même terreur, non seulement cette fois sur le site du lancement mais, hélas, cinq minutes plus tard sur Maisons-Alfort au sud-est de Paris où six personnes étaient tuées et trente-six blessées. Cette réussite dramatique était donc une grande première mondiale.

 

Situation des sites de lancement

De tout ceci, on n’a rien su durant cinquante ans, jusqu’à ce que Lambert Grailet ne le révèle grâce à ses recherches. La rumeur se limitait à celle du gros canon. Il s’en était pourtant fallu de peu. Le 10 septembre, parmi les Américains libérant Houffalize se trouvait un correspondant de guerre particulier : le futur Prix Nobel de littérature 1954 Ernest Hémingway. Le lendemain, la progression américaine continuait vers Sterpigny mais à Cherain, donc à proximité du Beûleû,  Hémingway toujours à l’affût d’un scoop pour son journal, décide d’accompagner la colonne gauche qui libérera Courtil et Beho, ratant ainsi la possibilité d’annoncer au monde la première mondiale du V2. C’est ce  qui s’appelle rater la montre en or. Le hasard qui fait parfois bien les choses en avait, ce jour-là, décidé autrement.

 

Ecrit par :Robert Nizet 15-07-2008

Crédit(s) photographique(s):v2rocket.com
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Note :
Note de la Rédaction
Beaucoup de sites ont pour objet l’histoire des fusées / missiles V 1 et 2, sur la Toile. Trop nombreux sont ceux qui se contentent d’aborder le côté technique, faisant fi de la réalité des souffrances physiques et morales engendrées par ce qui fut, il est vrai, l’ancêtre des premières fusées spatiales. Certes le temps a-t-il passé et, paraît-il, nombre de jeunes gens savent à peine qui fut Adolf Hitler, le nazisme et sa folie meurtrière. Ce n’en est que plus grave. Il est, à notre avis, trop facile et proprement criminel de faire l’impasse – quels qu’en puissent être les motifs – sur une réalité trop souvent occultée en ce cas comme en d’autres : le sang versé par le fait de ces petites merveilles de technologie ou par tel brillant stratège ne sort jamais, lui, d’une planche à dessins. Ne l’oublions jamais !
Source :
•    PREMIERE MONDIALE POUR LE V2 SUR PARIS, Le 8 septembre 1944 à Gouvy en Ardenne belge… par Lambert Grailet, 1996


 

Où est Gouvy

Sterpigny

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Aire de lancement

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Gite | Le Grand Vert | Petit-Thier-Vielsalm

Gite | Le Grand Vert | Petit-Thier-Vielsalm

En Haute-Ardenne, proche des sommets, de la Baraque-Fraiture (652 m.), du Signal de Botrange (694 m.).


Hoge Ardennen, in de buurt van de toppen van de Baraque Fraiture (652 m.), Signal de Botrange (694 m.).

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drapeau_fr_50Aménagé dans une ancienne ferme du 18ème siècle, le gîte a été rénové dans le respect de l’architecture paysanne ancienne.  L’intérieur est typique de la ferme ardennaise, il témoigne du savoir-faire traditionnel des artisans de jadis.

Le gîte a l’espace et le confort nécessaire à 8 personnes.  Agréé par le Commissariat au Tourisme, trois épis lui ont été attribué.

Un grand jardin arboré accueillera les ébats des enfants.

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drapeau_nl_50Ingericht in een oude 18° eeuwse hoeve, gerestaureerd met respect voor de traditionele boeren-architectuur.
Het interieur is typisch voor een Ardeense boerderij en getuigt van het oude artisanale meesterschap met traditionele materialen.

Het gasthuis biedt ruimte en comfort voor 8 personen.

We zijn erkend door het Commisariaat voor Toerisme, dat ons bedacht met drie ‘halmen’.

Een grote beboste tuin, beplant met inheemse plantensoorten, biedt ruimte voor rust en ontspanning.

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drapeau_fr_50Outre un mobilier de qualité et de caractère, il y a:
  • Un matériel électroménager complet et récent : cuisinière, frigo, lave-vaisselle, micro-onde, lave-linge, fer à repasser, percolateur, grille pain, mixe-soupe, …
  • Une installation sanitaire moderne et pratique : deux salles de bain avec lavabo, douche/baignoire, wc.  Un wc indépendant au rez-de-chaussée
  • Une literie confortable, des lits bébés ainsi que du matériel de puériculture (baignoire, coussin à langer, maxi-cosi, poussette, chaises hautes, parc) ;
  • Un équipement pour vos loisirs : télévisions, lecteur dvd,  billard, table de ping-pong, jeux d’intérieur pour enfants, lecteur CD, balançoire-toboggan, bac à sable, cabane, …
  • Des aménagements extérieurs : cour, barbecue couvert, mobilier de jardin (bancs, chaises, tables, chaises longues).
  • Mais encore : le chauffage central, une décoration soignée.

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drapeau_nl_50Om te kunnen beantwoorden aan onze hedendaagse comfort-normen vindt u, naast karaktervol qualiteits-meubilair:
  • compleet en recent keukenmateriaal: keukenfornuis, frigo, afwasmachine, microgolf-oven, wasmachine, strijkijzer, watersnelkoker, toaster, mixer, …
  • een moderne en practische badkamer-installatie: badkamer met lavabo, douche, toilet, een tweede badkamer met lavabo, bad, toilet,… In de waskamer is er nog een extra toilet en douche.
  • voor het slaapcomfort zijn er 3 tweepersoonsbedden, 2 enkele bedden, 2 kinderbedjes, en kinderverzorgingsmateriaal (badje, pamperkussen, maxi-cosi, kinderwagen, box en hoge kinderzitjes).
  • ontspanningsuitrusting : TV’s, een billardtafel, een pingpongtafel, kinderspelletjes, radio-CD-speler, kinderfietsjes, een schommel en een zandbak, …
  • buiten-inrichting : koer, open barbecue, tuinmeubelen (tafels, stoelen, banken en ligstoelen).
  • Bovendien: centrale verwarming, een verzorgde decoratie, …

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Site web / Website


Adresse / Adress


 

Anne Klein, 57a, rue du Centre
6692 Petit-Thier

 

Téléphone / Tel


0032 (0) 80.21.53.57

Le Grand Vert

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Le Grand Vert


 

10 + 9 =


 

La chapelle de Tinseubois

Au coeur de la forêt domaniale du Grand-Bois

La cascade de Coo

Gros plan sur les cascades de Coo, notre Niagara ardennais.

Le rail ardennais roule à Erezée

Excursion en train vicinal au départ de la station du pont d’Erezée.

Weris, dolmens et menhirs

Ni Obélix, ni le Diable, ne sont pour rien dans le bel ensemble de mégalithes entourant la petite localité de Wéris.

Wathermal, aux Marches de la Belgique | Gouvy

Wathermal, aux Marches de la Belgique | Gouvy

Aux confins de Gouvy, Wathermal poursuit une veille plusieurs fois séculaire sur la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Meuse et du Rhin. Un bien beau village à découvrir lors d’une promenade, ou à l’occasion de sa traditionnelle Fête de la truite.

 

wathermal-villageLoin de l’agitation du siècle, le coquet village de Wathermal préserve ses petites et grandes histoires sur l’un des versants de la vallée de l’Ourthe Orientale naissante, où de nombreux vestiges témoignent d’une occupation humaine fort ancienne. Nous nous trouvons ici, il est vrai, sur la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Meuse et du Rhin, et sur le tracé de l’immémoriale voie reliant Cologne à Reims.
L’endroit est cité pour la première fois au IXème siècle en tant que villa royale carolingienne, et la tradition rapporte que le lieu dit « Grafen Garten » – jardin du comte – aurait vu s’ériger un château dont on n’a toutefois pas retrouvé de trace physique.

Côté étymologie, mieux vaut marcher sur des oeufs. Car même si l’origine germanique est peu douteuse, les thèses s’affrontent dont les plus communes lisent : limite des eaux, gardien du lieu de justice ou gardien de la montagne. Sans parler du souk invraisemblable qui a chamboulé l’orthographe des lieux – quand ce n’est leur dénomination – ici comme ailleurs, lors des derniers travaux officiels en la matière. Mais ça, c’est une autre – lamentable – histoire belge.

 

UNE CHAPELLE

Quoi qu’il en soit, la chronique rapporte qu’un comte de Salm, menacé par un violent orage, fit voeu de bâtir une chapelle dédiée à saint Donat à l’endroit même où la foudre venait de l’épargner. Telle serait donc l’origine de la chapelle de Wathermal, désormais placée sous l’invocation des Saints Hubert et Antoine mais dont les cloches – datées de 1369 – sont réputées écarter les feux du ciel.

 

 

Juché sur son éperon rocheux, l’édifice actuel a été consacré en 1769. D’aucuns font toutefois remonter l’origine de la tour à l’époque romane. L’inclinaison de son clocher, contrant les vents dominants, tendrait par ailleurs à en prêter la paternité au même auteur que celui de Beho.
L’ensemble ne manque pas de cachet, qui abrite entre autres un aigle-lutrin du XVIIème, un tabernacle initialement placé à Beho, et un bel ensemble de vitraux restauré après la seconde guerre mondiale. Mais la principale curiosité du lieu se situe à l’entrée du cimetière qui ceint la chapelle.

 

Là, on découvre le couvercle tumulaire, en dos d’âne, d’une tombe chrétienne du Moyen-âge. Ce couvercle, marqué d’une simple croix presque effacée, ne recouvrait pas la tête du défunt. Les tombes de ce genre furent employées durant toute la période romane, et jusqu’au XIVème siècle pour les sépultures non apparentes. Elles sont extrêmement rares en Belgique.

Dans le même champ de repos, un quartier a été aménagé où s’inscrivent une pierre tombale armoriée portant la date de 1652, et un bel ensemble de croix en schiste bleu typiques de la région.

 

ET DES TRUITES

Voilà pour l’histoire. Mais l’originalité de Wathermal ne s’arrête pas là, tant s’en faut.
Ainsi, le déclin des activités agricoles n’a-t-il pas annoncé pour le village le début d’un tsunami de mauvais goût en matière de restauration qui en a submergé plus d’un. Le fait est assez remarquable pour être souligné, et le résultat permet de se faire une bonne idée de ce que pouvait être la physionomie d’un village ardennais voici quelques décennies encore.

wathermal_carte_chanlaire

Détail de la carte Chanlaire (voir notes)

Sans doute le dynamisme du groupement local des « Amis de Wathermal » n’y est-il pas étranger, auquel on doit de nombreux aménagements contribuant à la qualité de la vie au village et, point d’orgue, une « Fête de la truite » de derrière les fagots qui attire chaque année plusieurs centaines de visiteurs pour un week-end d’animations diverses, et de dégustations dont lesdits salmonidés – invités à table – sont bien les seuls à se plaindre.

Servez le tout sur écrin de verdure : à découvrir d’un pas tranquille en suivant les belles promenades balisées du Syndicat d’initiative de Gouvy.

 

Ecrit par :Patrick Germain / 2008>
Crédit(s) photographique(s):Patrick Germain
Crédit(s) iconographiques :Marc Hennuy (Anguerant de Wathermal) pour la carte
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Note :
Carte « Chanlaire » : du nom de Pierre – Gilles Chanlaire, géographe français, né à Vassy, en 1758, mort en 1817. Il était attaché au bureau topographique du cadastre français, dont dépendait alors le département de l’Ourthe. On lui doit plusieurs travaux recommandables de statistique et de géographie.
Source :
« Communes de Belgique – Dictionnaire d’histoire et de géographie administrative » – Crédit Communal de Belgique, à la Renaissance du Livre -1980.


 

Où est Wathermal

Wathermal

Dormir, manger, bouger en Ardenne

L’Ardenne couvre en Belgique, la province du Luxembourg, le sud et l’est de la province de Liège et le sud de la province de Namur. En France elle s’inscrit dans le département des Ardennes. Elle se prolonge au Grand-Duché de Luxembourg sur la province du nord, l’Oesling.

Vous trouverez sur les sites ci-dessous toutes les adresses afin de passer un bon séjour touristique en Ardenne.

Le site officiel du tourisme dans les Cantons de l'Est
Le site officiel du tourisme en province de Liège

Le site officiel du tourisme en province de Liège

Le site officiel du tourisme en province de Namur

Le site officiel du tourisme en province de Namur

Le site officiel du tourisme en Ardenne française

Le site officiel du tourisme en Ardennes française

Le site officiel du tourisme en Ardennes luxembourgeoises

Beho : les couleurs du choeur | Gouvy

Beho : les couleurs du choeur | Gouvy

La Chronique rapporte que le cheval de Herman II, comte de Salm retour des croisades et bellement pourvu en reliques, refusa obstinément de laisser le village de Beho derrière lui.  Venant d’une destrier rôdé en Palestine, pareil caprice ne pouvait être naturel. Le bagage sacré n’irait donc  pas plus loin : Herman décida d’ériger une chapelle pour y exposer lesdites reliques à la vénération, donnant naissance à la première église de Beho.

(suite…)